Un incendie a complètement anéanti un immeuble d'une soixantaine d'appartement aujourd'hui au 1420 Pie-XI Nord dans le secteur Val-Bélair. Pas moins de 80 pompiers de Québec ont été mobilisés pendant de longues heures, afin de circonscrire le brasier.
L'appel initial parvient au 911 aux environ de 17:20. Les premiers détails émis par la répartition font mention de beaucoup de flammes et de fumée s'échappant d'un immeuble en construction à l'intersection Hannequin et Pie-XI Nord, juste à côté du Parc Industriel de Val-Bélair. Fait à noter: la fumée était visible de tellement loin, que le service incendie de St-Gabriel-De-Valcartier, pourtant situé à bonne distance de Val-Bélair, a également reçu de nombreux appels.

Alors qu'ils quittait la caserne 12, l'officier de l'autopompe 212 confirme qu'une importante colonne de fumée est apparente de loin et sans attendre transmet le code Intervention Nécessaire.
 
D'autres détails en provenance du 911 viennent enlever tout doute qui aurait pu subsister. Des appels ne cessent d'entrer, et le feu prends de l'ampleur. Toujours en route, la 2ième alarme est sonnée. Il faut couper court la propagation, et pour ce faire, des effectifs sont nécessaires.


La lutte commence. Les pompiers s'installent aussi vite que possible autour de l'édifice, duquel une bonne fumée sort. Des lances à haut débit sont également mises en opération puisqu'il faut au plus vite rabattre la colonne thermique.

La situation semble s'améliorer. Les équipes sont à l'intérieure, et s'affairent aux vérifications coutumières de propagation. toutefois, comme c'est le cas dans ce genre d'immeuble, le feu sournois s'est déjà frayé un chemin dans la structure.

Les pompiers suivent le feu. Celui-ci est maintenant au 3ième étage. Il se propage mais semble malgré tout être relativement bien contrôle par les pompiers. Par contre, la décision est prise de demandé des renforts. Une troisième alarme est alors demandé.

Il n'y a pas de meuble, et les vastes espaces sont remplis d'oxygène, ce qui permet au feu de se propager plus rapidement. Il semble s'être apaisé mais ... Soudainement, sans que personne ne s'y attende, la fumée redevient dense, et opaque.


Les flammes éclatent au 5ième et dernier étage du vaste immeuble. Devant une aussi mauvaise surprise, les pompiers doivent évacué les lieux de toute urgence. Le feu sort de plus belle, il n'y a plus de temps à perdre. Un CODE ROUGE est alors requis par l'Officier commandant, ainsi que la 4ième alarme.

Un CODE ROUGE consiste à ce que TOUS les véhicules incendie présents sur place active leur sirènes et "Air Horn" pendant au moins une minute. Ce signale avise les pompiers qu'ils doivent sans délais quitté l'édifice.impliqué, laissant même leur outils sur place.
C'est une pratique plutôt rarissime à Québec; De mémoire, la dernière fois qu'un CODE ROUGE a été demandé à Québec, était en Mars 2013, à Limoilou (Rue Bouchette).

L'intervention passe alors en mode défensif, et aucun pompier n'est autoriser à entrer dans la bâtisse. De l'extérieure, il est possible de constater à quel point le feu se propage maintenant rapidement. Les fenêtres rougissent l'une après l'autre. Le feu est sur au moins trois étages.

En une heure, il est passé de l'avant du bâtiment (ce qui semble être le point d'origine) jusqu'à l'arrière complètement. La structure est affaiblie et le poids de l'eau n'aide en rien à la stabilité de celle-ci. D'ailleurs, les pompiers ont utilisé tellement d'eau que celle-ci menace de s'infiltrer dans les sous-sol avoisinants.


Ce sont des pelles mécaniques qui auront finalement le dernier mot. elles auront la tâches de jeter les restes de l'édifice au sol. Un triste spectacle pour certaines personnes qui devaient prendre possession de leur logement bientôt et pour les entrepreneurs qui perdront eux aussi beaucoup d'argent dans ce sinistre.

Selon une information NON VÉRIFIÉE deux pompiers auraient été blessés lors des opérations d'extinction. Nous tâcherons d'en savoir plus long demain à ce sujet.

Les enquêteurs du SPCIQ ont également été mis à contribution, mais devant l'état de destruction de l'édifice, ils auront certainement une lourde tâche. Les témoignages des premiers plaignant, ainsi que des premiers pompiers sur place seront d'une importance capitale dans cette enquête.

Notons en terminant, un beau geste d'un commerçant du secteur qui a, selon nos informations offert gracieusement aux pompiers sur place, eau et autres produits désaltérants afin de requinquer ceux-ci dans leur lutte contre les flammes.


Texte: Pierre Rochette
, 6 février 2020
Photos : Gerry Donnelly


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